Sous l'eau qui l' effraie, il sait de quoi il retourne. Ses phobies imposées au contact de l'impatience de ce qui ne le regarde pas, il se referme et son abord est redouté pour de fausses raisons. Ses charmes niés le sont pour les mêmes raisons. Il coule à chaque fois aux yeux de ceux qu'ils voudraient séduire. Il lit sa peine dans le regard erroné qui le juge de travers. Cette perception est néanmoins une réalité et elle ne peut être critiquée que si l'erreur est humaine. On ne lui accorde pas: il est adulte! Mais les animaux cérébraux ne semblent pas avoir besoin de remise en cause de leur perception. Leur état prédateur ne permet pas le questionnement qui les ferait chavirer, c'est une question de vie ou de mort! Les envies de ces bêtes affolées contenues au rôle qu'elles se sont assigné ne peuvent en aucun cas se remettre en question. Leur statut en prendrait plein leur grade si durement acquis à coup de concessions multiples. Les réalités apprises, digérées par d'autres, sont la base de ce qui les font exister. Ces réalités ne sont qu'énoncées mais elles se doivent d'être le ciment de leur réalité. Ce dont ils sont témoins prend une moindre importance voire une fantaisie comique reléguée dans le domaine de l'irrationalité qu'ils méprisent. Comme la réalité de concepts abstraits mathématiques qui ne sont que des axiomes pour humains bouchés à la rentabilité d'une existence primaire. Petits animaux capricieux ne voulant pas se laisser aller à vivre. Et prêts à en découdre pour ne pas revenir à un état sensuel trop sensible qui les affaibliraient! Comble du cliché pour authentiques primates qui se doivent par tous les moyens de nier ce qu'il sont. Arborer tous les signes extérieurs de prétentions artificielles divers et variés afin de singer ce qu'ils ne font que comprendre sans arriver à se lâcher. Sans ressentir, mais affirmer! Par l'explication qu'ils récitent, ces chiens savants enragés font des pirouettes conceptuelles aux tournures volontairement plus esthétiques que leur contenant prédigéré. Ils jonglent avec la baballe tandis qu'ils le délestent de son innocence et jureront que c'est pour son bien, uniquement s'il s'en aperçoit. Les sourires qu'ils arborent sont l'expression de l'arnaque réussie à son encontre. Ces agressions systématiques forgent le caractère en une armure qui ne sert qu'en mode combat. La jouissance, la naïveté, la douceur, la tendresse, la pâleur: en tas, chrysalide abandonnée afin de bourgeonner en guerrier, venin et vindicte pour ses mêmes raisons. La résistance à ces moeurs force à espérer une âme soeur, ne pas sombrer illuminé, croyant ou ébahi d'espoir. C'est d'autant plus de faiblesse dans ce combat qu'il ne désire pas, pire qui l'affole, qu'il redoute. Et ce serait là que serait la force, à faire face! L'obliger à concevoir l'adversité, maîtrise ou soumission pour cause d'unanimité? Ne concevoir la respiration uniquement que par rapport à ça? Cette réalité n'est pas universelle et ses sens ne veulent pas plier. Sous cette marée de prétentions qui le noie par indifférence globale, il panique. Dans cette mer à nier, il cherche terre à lier. Et si l'on regarde de loin sa panique qui clapote, on voit un monde uniquement aquatique. Il va couler.
fiel ou miel