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oeils

regards de bric & de braque

froncer | 01 juin 2007

le contexte limite les réactions à sa perception
donc les réactions, actions ne sont qu'en rapport à...
la spontanéité ne découle que de la sensualité sinon on l'a calculée
ce que l'on sait retient de vivre
automate
Dévoré par la torpeur, rongé par la rancoeur, je vois les rides plisser l'âge de ma déraison. Des sillons sans fondements qui impressionnent en surface et n'expriment que l'interrogation amère. Des chemins de peine lacrymale, gorges pour sudation, voix vers la sédition. Mes pauvres perceptions d'animal presqu' intelligent croient en mon reflet: image. Pulsations sans sensations, mouvements sans vie, ombres en 3D toutes colorées d'une raison qui fait la queue pour bouffer. Se réveiller pour cauchemarder la réalité, surréalisme sinistre assujetti aux limites de la définition des sens limités à une expression foetale. Les bonds ne font que servir à atteindre, les impulsions ne sont que des revendications de ne pas vieillir. La beauté est une réalité parce qu'elle est formulée, accaparée. Le temps n'a pas de couleurs ni de poids ni d'odeur ni de chant, la réalité doit être décrite puis jugée bonne à vivre ou pas, voire à améliorer. La prétention de son existence, soi et des indissociables, les autres: la peur, sont des facettes des névroses gigantesques qui ont transformé l'animal en humain. Je suis un animal médiocre qui ne dépassera jamais sa condition, pire, mon environnement artificiel m'en empêche.
comprendre avant rend savant
respirer rend vivant
désapprendre fait évoluer

Publié par a-page à 22:19:46 dans videpensée | Commentaires (0) |