moa né le 42 vagdembre 1176,5 avant Jacquou le Croquant vers 53h02 heure bocale dans une ferme rurale sur la terrasse du 18ème étage sous l'autoroute A7. ai grandit dans un milieu de gladiateurs civils. abandonne les études à 362 ans pour cause d'oubli et entre enfin dans la vie fictive avec un total insuccès.
Une petite fée trop pressée emmitouflée dans sa parure d'hiver qui rebondissait sur les petites branches dénudées, passait d'arbustes en buissons. Son ombre bleu pâle irisait la couche de neige loin sous elle, des scintillements zigzaguant aussi farfelus qu'un vol de mouche à miel affolée.
A l'instant précis où elle s'apprêtait à bondir sans y réfléchir une fois de plus, la lanière du gland creux, son sac à dos, se détendit. Un regard et un geste vif pour vérifier son harnachement, elle loupa la branche suivante qui vibra en laissant tomber des éclats de givre gelé. Sa chute suivie par les bris glacés étincela brièvement, elle partit s'enfoncer dans la neige.
Son gland à dos sur lequel elle avait tressé des lanières de pétales de marguerite pour s'accorder avec ses habits de poils de lapin blanc tissés ne s'était pas détaché, il avait juste glissé. La fatalité magique d'un instant bientôt compréhensible. Elle avait eu le temps de s'en rendre compte pendant sa descente jusqu'à la couche de neige tendre.
Frileuse, à peine le matelas de flocons compressé par son poids vaporeux et sa chute de plume tendre, elle se mit à pogoter, à gigoter et à pousser des cris de tous ses poumons amusés pour atteindre un endroit sec. Ses couinements hurlés, étouffés par l'immensité de la campagne cotonnée de neige et par le souffle du vent ébouriffant, ne perçaient pas plus qu'un murmure de rêve douillet de mulot.
Ses bonds l'amenèrent à l'entrée d'un terrier, sur un sol meuble, glacé mais mouillé. La terre était noire et grasse, parfait contraste avec l'immaculé des environs. Plus loin dans le trou que des petites racines terreuses barraient mollement, elle sentait de la chaleur et entendit des respirations. Elle se concentra sur les traces qu'elle avait faites dans la neige. Elles étaient l'empreinte d' un renardeau.
Assise en tailleur, elle défit deux nattes et en forma une nouvelle, attentive comme un chaton pour sa toilette, puis s'ébouriffa. Alors elle entra dans le trou qui se réchauffait au fur et à mesure. Ses mirettes s'adaptèrent à l'obscurité, il y avait deux respirations plus loin. Une plus forte que l'autre.
Une renarde enroulant son renardeau la reniflait, elle pointait son museau noir énorme et luisant vers la minuscule fée. Une dent débordait passive de ses babines humides, elle avait le regard endormi d'une sieste à moitié éveillée, confiant. Le renardeau remuait, gauche. Il était aussi gros que la cuisse de sa mère et touffu.
La fée se jeta sur lui et roula avec cette grosse peluche maladroite. La renarde observa pendant un instant puis se leva et sortit du terrier. Comme soeur et frère, ils jouèrent ensemble jusqu'à ce qu'il soit deux fois plus gros, la moitié de sa mère. Elle avait pu sortir chercher à manger, reprendre des forces et jouer en feignant de se faire prier.
La petite fée disparut au printemps. Elle avait besoin de bains de pollen, de nouveau envie de se cacher dans les reflets amoureux des cours d'eau et du soleil, de s'amuser avec les gouttes de pluie. La renarde et son renardeau partirent de leur coté.encore somnolente
à moitié déballée des draps
le regard mité, ébouriffée
portée à faux dans la matinée et ses songes
marmotte humaine indolente
lui ai mandé sa fleur moite
qu'elle essuie ses pétales au creux de ma paume
une trace de sa rosée tiède et parfumée
yeux mi-clos
a déposé son petit jus de frisson
en couinant légèrement
puis son gentil cul ample et mol
s'est déhanché jusqu'à son boudoir
déjeuner de sa confiture
derrière la porte lui ai rendu une larme essorée de mon cœur étouffé
Que faire de ma vulgaire dignité?
Englué dans toutes les pollutions volontaires, les façades se démontent facilement à chaque torpeur. Le faux cirque s'arrête, c'est l'heure d'une langue inconnue. Une connivence merveilleuse qui déchire martiale, l'hôte. La paix dans le dos entre rongeurs d'os, évacués d'un ancien rêve heureux et inquiet. Naïf,sans signification d'alors, terreur d'enfance, psychose du jour à chier sous soi. Masques ratés éloignent la thérapie des démons grimaçants en une spirale abyssale. La maturité sanguinolente lâche sa peine dans des torrents d'unanimité. Poison de métamorphose qui contamine les immunisés par sa peur. Maladresses fatales manipulées pour verdict capital. Parcours affolé, catalysé, nourricier, déveines pour des chances ou désespoir pour des fou rires.
Je continue d'avancer en faisant pipi. Une écume d'urine se forme et se dilue bientôt. Une terre grasse de déchets à moitié décomposés. Un tas abandonné, mort disparaît, rentre en terre. Je me sens léger. Sourire doucement. Un souffle et des graines, un temps qui transforme quoi qu'il arrive. Une érection commence à tiédir tendrement l'intérieur de ma cuisse, timidement.
Modalités anecdotiques forcées par des gamins affamés, erreur de jugement pris pour une évolution. Que l'empereur soit nu ou que tout un chacun arbore son costard bien repassé, ce monde de faux-semblants puérils s'enlise dans les gamineries morbides et tristes d'un état artificiellement poussé en serre anachronique. Les minorités de folies sont exterminées par un déterminisme manichéen nocif au chaos vital. La beauté est affirmée. Le rapport de force est tronqué par la manipulation, les souffles de vie sont réglementés par pure bénéfice, par malignité infantile. La vie est une mort. La vie sociale est une mort artificielle accélérée. Le règne est viral, les organismes mono-cellulaires ne peuvent que dominer ou se sacrifier. L'exubérance de l'infini prends toutes les formes du chaos à chaque instant impossible: c'est la grâce de l'insanité. Odeur d'ail ou de foutre, fragrances savantes intenses et sensuelles, marginales eaux de cologne. C'est la guerre entre un monde immuable et un monde animal. Préfabriqué contre terreau.
Publié par a-page à 12:32:58 dans scribouillons | Commentaires (0) | Permaliens
Frustration de langueur suave, défoulement placebo d'état harmonieux à la recherche paniquée d'un équilibre inné.
Détenteur de la permission, déclencheur sans émission, impatience sans connaissance.
Potentiel passif alléchant concrètement détestable à l'instant présent pour raison de facilité immédiate autre part.
Révélation quant au sentiment authentiquement égoïste de ce désir qui n'est pas un abandon.
Etre surpris par l'intensité tranquille de ses propres sentiments n'arrive qu'une fois?
La compréhension du vécu change les points de vue.
Ce calcul reconstruit: reprendre des forces et repartir sur le même chemin de guérison perpétuelle.
La maladie est là, elle est nécessaire à cette routine.
Différence entre tout faire pour arriver à ce que l'on veut et être surpris par ce dont on est pas encore conscient.
L'amour se pratique sans carte ni boussole.
La grâce des sens, une parcelle de la pratique du chaos:
La respiration oubliée sans cesser de vivre.
Déhambuler sans guide de l'équilibre, crapahuter handicapé sans conscience de sa canne.
Le regard d'un aveugle, le verbe d'un muet, les songes d'un laid.
Réalité organisée ne génère qu'un semblant d'humanité derrière les fils barbelés de la bienséance altruiste déclarée comme telle.
La tristesse assèche le coeur au point qu'il en devient effrayant de rancoeur.
Mensonges affectifs, mutilation qui amène à remplacer l'organe pour l'instant malade par une prothèse artificielle.
Ce n'est pas un soin, c'est une amputation.
C'est de la boucherie sentimentale exercée par des médecins de campagne dans un conflit où le temps et la possession se font la guerre de l'avidité.
La jouissance est la racine de l'état et non le but.
La réhydratation ne peut être que vivante, les sucs corporels sont le remède.
L'âme sue la guérison, la volonté pue le poison.
Potentiel a bien envie de vous saluer bien bas.
Publié par a-page à 12:27:17 dans humeurs | Commentaires (2) | Permaliens
fiel ou miel