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oeils

regards de bric & de braque

02 | 20 juillet 2007

QUATERMASS AND THE PIT (1967) de Roy Ward Baker.

Tout commence à la station de métro Hob's Lane (qui serait un ancien nom pour le diable). On y fait des travaux et on découvre des crânes, un squelette et bientôt un vaisseau spatial enfouis dans le sous-sol. L'archéologue et son assistante se font écarter des fouilles par l'armée qui ramène Quatermass sur les lieux. Les trois scientifiques vont tenter de résoudre l'énigme véritable de ce vaisseau malgré les explications rationnelles d'un gradé qui fait passer cela pour une tentative de canular des allemands pendant la dernière guerre. De la soi-disant propagande pour semer la panique que Quatermass provoque en retirant du vaisseau des insectes extra-terrestres. La rationalisation fantasque ne prend pas, s'ensuivent des phénomènes paranormaux que Quatermass et les deux scientifiques démêlent. Les extra-terrestres sont responsables des actes de barbarie qu'ils ont insufflé génétiquement aux humains il y a de ça des millions d'années pour cause de peur intersidérale de se retrouver oublier par l'univers. Un fantôme de ces aliens à la tronche de termite géante envahit le ciel de Londres et provoque le chaos. Mais le scientifique se sacrifie sur une grue qui tombe sur la tronche du fantôme alien géant et tout explose et c'est fini. Ouf! Ouais enfin, c'est surtout un film de ouf avec un scénar encore plus dense que mon résumé qui ne fait pas le poids par rapport aux images livrées. Des aliens qui paraissent mesurer vingt centimètres max au début, qui se trouvent faire pas loin d'un mètre de haut, dégouliner de sang vert et ressembler à une sculpture pour la fête de l'école et en être effrayé... Hum! Comment dire? Ca le fait pas! On a l'impression que tout est filmé en studio, j'espère que c'est un trucage savant qui masque des décors réels pour les faire passer pour du toc! Tout est guindé, outré et artificiel. C'est hypnotisant, on attend une erreur, une once de réalisme. On dirait l'univers idéal d'un réactionnaire qui voudrait faire l'original: impossible d'oublier les balais dans le cul, l'esprit collet monté.
C'est la continuité des films d'ados qui camouflent la virginité par de l'esbroufe: des années plus tard puiser dans les réserves d'énergie pour continuer de prétendre, rassis d'avance.
On reste à regarder pour savoir jusqu'où ils iront s'enfoncer... Nul à souhait!

VOYAGE TO THE PLANET OF PREHISTORIC WOMEN (1968) de Peter Bogdanovich.

Deux astronautes vont explorer Vénus avec un robot, on est de tout coeur avec eux! On a plus de nouvelles d'eux, ils se sont écrasés, mon oeil! Ah les enflures, ils doivent s'en payer une tranche pendant qu'on prépare la nouvelle expédition qui fait semblant d'avoir l'air scientifique. Vénus! Eh bin non. Des mini Godzilla sauteurs (première et dernière fois qu'on les verra) pataugent dans la boue et le brouillard et se font décimer, les deux astronautes tentent de redresser leur navette naine avec un bout de laine de l'espace! D'accord, nanar ultime enclenché. C'est parti mon quiqui! Trois astronautes partent pour les retrouver. Cool on revoit les mêmes images des maquettes merdiques de la mission précédente. Atterrissage avec mouvement au ralenti pendant une minute après faut qu'on avance dans l'histoire, on est pressé d'arriver au plat de résistance, qui va résister jusqu'à la fin d'ailleurs parce qu'en fait y en a pas. Attaque pitoyable d'un nénuphar mutant ramollo. Réveil des moules amorphes, sortes de pin-up atteintes de mutisme du à une ménopause précoce que sont les vénusiennes. Coquilles St Jacques sur les nichons, perruques blonde platines, fesses molles et expressions d'absence totale: les égéries parfaites pour les mannequins gonflables de sexe shop. Tandis que ce défilé de zombies pomponnées erre gauchement pour ne pas être décoiffé, les bouffons se cherchent en déployant tous leurs gadgets technologiques qui feraient hurler de rire les magasins d'invendus actuels. Attaque nonchalante d'un ptérodactyle famélique de caoutchouc mou. Retrouvailles des deux équipes et sacrifice du robot qui s'éteint dans la lave. Une envie irrésistible de faire un scrabble passionnant avec l'arrière grand-mère sénile qui s'endort toutes les cinq minutes pour les cinq mois à venir vous prend plutôt que d'attendre la fin du film. Même écouter les politichiens galeux digérer dans l'hémicycle et rabâcher leurs conneries soporifiques semble attrayant (j'ai dit: semble). C'est dans ces moments de désespoir qu'on peut même décider de s'engager dans la légion mais au fond on sait que ce n'est que ce genre de public que ce genre de film pourra jamais avoir. Alors comme les insomnies, on attend et on sait que ça passera.
C'était vraiment lamentable! Qualifier ce truc de film déshonore l'humanité, c'est pourquoi on le considère comme tel.

THE DEAD NEXT DOOR (1988) de J.R. Bookwalter.

Gros nanar qui se veut comique! Attention chaque instant perçu comme drôle voire très drôle par le potentiel témoin de ce film rampant, doit être abattu d'une balle dans la tête. C'est comme ça qu'on élimine un zombie! Ce film peut vous transformer en légume!
La brigade des zombies patrouille pour retrouver le vaccin! Ca, c'est le scénar. Tous les personnages principaux semblent s'être évadés d'un barbecue party de rednecks bouffeurs de bidoche élevée à l'OGM boosté. Ils ont tous des cous de taureaux, des doubles mentons et la coupe "mulet" (les cheveux longs sur la nuque seulement) même les femmes!!! C'est affreux! On dirait qu'ils font tous partie de la même famille... Dès qu'ils apparaissent à l'écran, on hurle d'effroi et on prie pour que les zombies viennent nous sauver de ces poussahs qui ravivent le souvenir cauchemardesque de la fin de Easy Rider. Ca sent la chique et le KKK soft, l'autocollant "I love Jesus" sur le pick-up, l'électeur de Bush qui n'y voit pas de mal. L'humour (ou la mort), le jeu d'acteur (toutes mes excuses à la profession!), la mise en scène (encore pardon!) sont aussi gras et lourdauds que le film est surhumain à supporter. Culot et prestance d'acteur porno (sans une once de fesse garanti tout le long... long... long... du film), ambiance artistique ABject productions et rebondissements que même un devin aveugle au rabais, sourd et muet trouverait téléphonés. On a l'impression de jouer la scène finale du rôle de Mickey Rourke dans Sin City pendant tout le visionnage de cette soupe production. Tiens! à propos...


SIN CITY (2005) de Roberto Rodriguez & Frank Miller.

Film à sketchs, brochette d'acteurs et de potes, adaptation des comics, plein d'effets spécieux: pas beaucoup d'effet! Non? Je me trompe ou plus les films sortent et plus ils veulent impressionner encore plus que les précédents qui voulaient faire plus... Genre industrie du divertissement officiel de la surenchère obligatoire. Un peu de maths, les amis: + que + = zzzz... Ce film m'a paru long et en même temps trop court, en ça, c'est une superbe adaptation du comic book. Le cureton suprême: Rutger Hauer, le tueur silencieux: Elijah Wood qu'on a pas le temps de vraiment haïr et pourtant j'ai trouvé Wood vraiment bien dans ce rôle de pourri ultime. Le nain jaune était plutôt naze mais bon, il devait se friter Willis, alors! {Je sais pas pourquoi mais je verrais bien en finale présidentielles américaine d'ici quelques années: Arnold (le nègre noir) & Willis pour ne pas faire honte à Reagan, ancien acteur de pub pour beurre de cacahouètes. Oh! Oui, mon rêve de déchéance poussée encore plus loin que ce que l'on subit déjà tous: Pour un siècle encore plus primaire, votez Arnold ou Willis pour le IVème Reich! Pardon, je m'égare... Mais ça sonne bien, non?} Et donc je vais passer à l'esthétique sans m'y attarder, c'est une adaptation de la BD qui était déjà une adaptation des romans noirs et des films noirs: les vieux polars. Les stores avec les néons qui clignotent, les ombres portées, les impers, le whiskey, les clichés du genre, quoi (Mais où est passée la Remington?)! On tourne en rond! Merci, c'était super bien! Si, si! T'as mis où les clefs de la camisole, mon amour?
Dead next door: 5 étrons de platine et meilleure moumoute d'or.
Sin city: 3 bouses d'argent et meilleur espoir de plastique

Publié par a-page à 18:16:21 dans tribulations pathétiques en terrain cinématographique meuble et autres oasis régénérants | Commentaires (1) |

01 | 20 juillet 2007

Ils sont parmi nous, les régresseurs! Ce ne sont pas des extra-terrestres, non, ils sont bien humains: ce sont les primates. Depuis l'aube des temps, ils sont parmi nous! Ils freinent l'évolution avec leurs archaïsmes comportementaux et à peine mentaux. Ils se modernisent aussi, ils mettent des cravates, parlent, utilisent des téléphones, votent, se font élire. Ils sont parmi nous avec leur premier degré réfrigérant, leur pragmatisme inconscient et volontaire, leur manichéisme de simplets. Tous les jours ils oeuvrent à tirer en arrière, la face déformée par la peur masquée par la pitié et le sourire niais comme les gosses qui ne veulent pas aller à l'école. Comme ces primates qui ne veulent tellement pas aller à l'école de peur de changer qu'ils finissent par y être sans y être. Ces hordes de parrains de cour de récré et de fayots premiers de la classe si chiant à fréquenter les uns comme les autres. Graines d'élitistes identiques physiques et intellectuels qui se passionnent pour les sucres qu'on leur balancent, éberlués que certains ne tuent pas leur mère pour ces comportements de lèche-cul civilisés: ils se battent pour devenir celui qui balance le sucre. Les primates exigent qu'on les laisse végéter intérieurement. Ces primates qui une fois arbitrairement adultes, 18 ans suffisent apparemment, commencent à l'ouvrir. Ils gueulent, ils bavent, se décomposent à la moindre argumentation en bons vampires de second rôle qu'ils sont parce qu'uniquement capables d'affirmer. Ces primates à brassards et à étendards se déplacent comme des touristes qui suivent le guide, ils singent les humains pour se dissimuler parmi eux. Faisant parfois illusion, c'est triste, ou faisant parfois rire, c'est dangereux, ils finissent par avoir leur mot à dire. Ils sont partout! Le domaine du divertissement ne leur échappe pas, ils savent comment ils ont appris à faire semblant d'être: les apparences. Ces primates malins utilisent ce bâton découvert par un autre et le brandissent de la même façon. Alors ils montrent à leurs congénères comment faire et à leurs victimes comment régresser.
Les primates sont partout!
Ils font même du cinéma.
L'OASIS DES ZOMBIES (1983?) de A. M Frank.
Production EUROCINE. Et voilà ça commence, on ne sait pas encore avec quel brio la médiocrité va suinter de cette pellicule. Et puis A.M Frank! Pseudonyme de Jesus Franco. Seuls les plus barrés restent de leur plein gré dorénavant et rien n'a encore commencé. Pourquoi? Mais quel est le dégénéré notoire qui peut bien s'appeler JESUS FRANCO? (Est-ce que j'ai déjà expliqué ma théorie sur les primates: deux pour le prix d'un!) Comment? Il fait du cinema? La seule réaction saine serait: AAAAAAAAAAAAAAAAhhhhhh! Mais on peut se tromper. Alors le film commence et... AAAAAAAAAAAAAAAAAhhhhhh! Je devrais faire un résumé mais je ne peux pas. Je suis à l'âge où les neurones meurent et si je n'étais pas chauve, je suis sûr que je le serai devenu d'un coup! Pourquoi? Pourquoi? Bon, je vais éssayer! Alors c'est les nazis qui tuent les zarabes et pis i sont morts, les nazis, alors les filles en short elles sont perdues et elles voient pas les nazis cachés sous les palmiers alors elles se font manger. Et pis ya des méchants qui veulent le trésor des nazis qui tuent un gentil ºÒ qui sé battu contre les nazis et ki sé échappé ∂ø. Il avé fé un bébé à la fille de son sauveur qui la sové. Alors les méchants qui creusent des trous dans le sable avec une pioche pour trouver le trésor (Pardonnez-moi ce petit aparté mais il faut signaler qu'un quart d'heure suffit à sentir ses yeux s'écarquiller d'eux-même tandis que vous manquez de vous étouffer dans la bave qui vous mousse dangereusement et abondamment des lèvres. Le fait de rire nerveusement, de hoqueter et de sentir sa mâchoire inférieure échapper à tout contrôle rajoute au danger de mort physique ajouté à l'action virale nihiliste qui attaque votre système intellectuel!) se font manger ossi et pis le bébé {‡ qui a grandi viennent venger avec ces zamis le gentil papa qu'a tué les zombies et que le méchant il a tué qui sé fa tuer par les zombies. Alors j◊g... les zamis ngh...zm 7œÌƒ AAAAAAAAAAAAAAAhhhhh!
Désolé! La musique du film était ah ah nulle, le jeux ih ih ih des acteurs AH ah... hum était minable, la mise en scène s'est perdue dans le désert, les zombies ohOHAHahah hippie ont réussis à garder leur sérieux mais MAIS le sable était bien, si si! Je remercie tout particulièrement l'asthmatique du cerveau qui a soufflé dans le micro à tous les moments inopportuns du film pour créer cette merveilleuse interprétation d'éole, olé! Ayayaye hihan hihan! Je décerne l'Oscar de l'instant en toc à la scène suprême ou un chevelu mort vivant sort lentement du sable avec, pour le faire bien comprendre, uniquement cinq (allez treize!) grains de sable là où il aurait du avoir une tonsure, encore merci. Merci pour ces instants de rigolade à la frontière de la folie.
Chapeau bas! C'était lamentable!
DIE HARD 4 - Live free or die hard (2007) de Len Wiseman.
 
Le titre en français, c'est Retour en enfer. Tu m'étonnes! Réalisé par Wiseman le mal nommé, ce navet bruyant et moralisateur tape dans l'art du sitcom moyen filtré façon pub dont certain seulement et malheureusement verront un outil authentique de propagande sinistre. Le richissime skin Willis s'est plus ou moins plaint de ne pas servir son drapeau adoré dans la boucherie écervelée et intéressée qu'est la guerre en Iraq. Faux! Il a fait son devoir de patriote avec cette longue merde puante de 2h20. Scénario: Protect my country & my family & destroy! Travail, famille, patrie! ("...The U.S are now preparing bombs that'll have almost worse effects than their most popular books & movies." Love & Rockets. Tome 6. Beto.) Tremblez! A l'écran, du sensationnalisme de blockbuster étriqué dans les principes de plus c'est gros, plus c'est beau(!?), du gros son, de la grosse cascade, des gros pontifs, des clins d'oeils auto-médiatiquo-cinematographiques bref de la grosse ficelle. Cette grosse bouse donne l'impression de remater tous les blockbusters des 20 dernières années, c'est un worst off! Pas une once d'originalité. Nouveauté, pour faire bon ton et prouver l'antiracisme actuel de ce fabuleux continent qui fait la guerre pour des raisons nobles, on remplace le noir par le type qu'à l'air louche, je veux dire basané, genre arabe, musulman, quoi! Et on lui colle une fonction de vigile présidentiel dans un rôle subliminal qui flippe sa race quand la maison blanche explose! C'est pour de faux bien-sûr, ouf! Mais on sait maintenant qu'il peut être honorable d'être arabe voire même musulman, qui sait? si l'amour du président et de tout ce qu'il représente se lit dans le fond des yeux mouillés d'admiration d'un chien docile. Avec ses plans de drapeau en contre-plongée flottant dans le ciel bleu avec ombre portée majestueuse et ralenti esthétisant, ce petit jeune faussement rebelle qui rentre dans le rang en une pauvre réplique se faisant appeler Kid (les séparatistes méprisent les blacks avec le fameux: Boy, aux states!), ces combats de gros biceps tout le long de ce "film", on s'endort dangereusement.
Représentatif de la "politique" américaine, film émétique.

Il y a aussi du bon dans la vie et en général après le pire, c'est très enthousiasmant! Point de vue cinéma, c'est bien d'alterner, du moins je trouve!
Aaron Russo's AMERICA from FREEDOM TO FASCISM (2006) de Aaron Russo.
 
Bienvenue dans la réalité américaine qui a la fâcheuse tendance à dégouliner de partout avec son fric et ses principes de maffieux. Je vous rappelle que la terre est ronde! La merde ne va pas tomber dans l'espace, elle se glisse vers nous. Comme il est dit dans le film, il y a 190 pays sur cette planète, les Etats-Unis ont 130 bases. Les crédules se préparent des lendemains qui déchantent. Ce reportage est effrayant, nous ne sommes plus dans les explosions de tutures qui retombent sur les pauvres innocents en dolby stereo 5.54 renforcé kevlar. C'est une démonstration avec des arguments et des dossiers préparés que des taxes sont prélevées arbitrairement et illégalement sans que la justice ne fasse grand chose. Cela implique des instances tel l'I.R.S (internal revenu service) ayant pignon sur rue, milices armées et chiens bien nourris mais pas trop, pouvant vous confisquer tout ce que vous possédez sans qu'il y ait un texte de loi légal qui valide quoi que ce soit. On parle aussi de la réserve d'or qui est censée correspondre à l'argent mis en circulation et comment les banques privées ont transformé le fric sacré en monnaie de singe. On y découvre les avantages "orwelliens" de la future carte d'identité inoculée de la taille d'un grain de riz associée à ce nouveau monde qui n'est autre qu'un état policier. Attention ceci n'est pas de la fiction! Ce reportage montre que des primates ayant des fonctions qui nécessitent au moins 60 ans de scolarité ainsi que des diplômes qui vous tétanisent en position de génuflexion révérencieuse obligatoire, des comptes en banque dignes d'un PIB de pays de tiers monde, une cravate de marque et un langage imbitable de parjure professionnel niveau 53 alignement neutre, peuvent être d'une mauvaise foi telle que leurs froncements de sourcils sont censés nous faire disparaître. Rappelez-vous Baladur avec son: "Je vous demande de vous arrêter!", pitoyable manifestation d'autorité inexistante qui semble être monnaie courante chez ces castes d'andouilles. Bref des tas d'officiels de ce genre qui ne savent que nier ou manipuler protégés par des brutes dont le métier semble être la lobotomie volontaire. Les primates high tech sophistiqués portent l'étoile de shériff et postulent pour une région globale.
Reportage à voir absolument! Etonnant mais pas tant que ça après tout.
www.freedomtofascism.com
JESUS CAMP (2006) de Rachel Grady & Heidi Ewing.
 
Voilà un reportage qu'il est beau sur les jeunesses hitleriennes, euh non je veux dire la communauté évangeliste chrétienne. Dans un camp d'illuminés où on fout littéralement la trouille à des gosses avec les phobies des "adultes" à grand coup d'auto-stigmatisation, de pleurnicheries organisées en groupe avec une maestria crescendo savante des principes d'humiliation, ce film a des relents des "120 journées de Sodome", bien sûr il n'y a pas d'enculades... AAAh ça tend la bite! On mange sa merde et celle des autres en la prenant pour soi mais ce ne sont que des pêchers, pas la matière fécale molle et chaude qui ouvre l'anus satanique et défrise les poils de nez. Les méthodes d'isolement et de son de cloche unique ne sont évidemment pas les mêmes que celles des nazis puisqu'on y enfonce dans le crâne d'autres âneries. Vous comprenez, le communisme et le nazisme sont à condamner voire à amalgamer mais pas le totalitarisme, et pour cause, le fond commerce est sacré, merde! On y apprend combien un navet comme Harry Potter est satanique parce qu'il y est question de magie, qu'il faut empêcher les bons enfants catholiques de chez nous d'aller se souiller les yeux et l'âme au contact de cette fiction (qui pourrait en remplacer une autre, on ne sait jamais avec ces crédules illuminés! AAhh! Satan l'habite et les couilles se rétractent). Vous avez déjà vues les processions où des tas de maboules s'enfoncent des couteaux n'importe où (sauf dans le cul et les parties génitales, c'est sale et on s'en sert pour se reproduire!?!?) en regardant en l'air d'un air bovin, ces gens qui se flagellent puis qui se frottent les mains en implorant le vide qu'ils ont baptisé (c'est une spécialité chez eux!) dieu, les mêmes qui en temps de guerre sainte bousille tout autour d'eux dans un élan de tolérance que même qu'elle l'est plus que l'autre, ces inquisitions, ces martyrs à la nitroglycérine, ces suicides de groupes, eh bien ils ont tous un point commun: ils sont illuminés! Bien sûr j'exagère, c'est ma tasse de thé, la caricature mais bon, j'ai envie de dresser personne avec mes illusions. Ce reportage risque de gêner les libre penseurs mais de les informer une fois de plus, les autres, n'y voyez pas malice et pour les autres encore: bonne masturbation!
Reportage-alerte: certaines choses ne changent pas, d'ailleurs elles sont faites pour le principe inverse! A regarder les sandales aquaproof aux pieds, on peut croiser les bras!
TARNATION (2004) de Jonathan Caouette.
Allez, je le fais! Si! Allez! "L'ami Caouette a des cahouètes! CA- CAHOUèTES!" Désolé! Eh ouais mais c'est hommage à Gainsbourg, aussi! Allez, quoi c'est de l'art musical! Bon le film, c'est le mix de 20 ans de bobines diverses et variées du réalisateur qui nous présente sa vie, ses parents et son univers. La vache, c'est pas rose tous les jours sur le sol américain! Vous savez ce sublime continent représenté par un aigle, espèce éradiquée que l'on associe au rêve, oui c'est ça: le rêve américain! Voilà, on y est! Alors dans ce contexte idyllique, un couple se marie fait un gosse, divorce. La mère va en institutions, électrochocs pendant des années. Et le môme (le réalisateur) trace sa route, parcours d'acteur précoce et bien doué, je veux dire sensible et pour cause, fait des films, découvre la vie. Parcours cru à l'image et dans l'intensité des sentiments, ce voyage assez impudique dans la vie d'un homme qui s'en prend plein la gueule, réagit avec une excentricité sensuelle. Difficile de porter un jugement sur un film aussi intimiste, les sensibilités seront touchées ou pas. Il n'y a pas de héros, quoique, pas d'énigme, c'est une bio endolorie et un parcours difficile. Pas envie de raconter les étapes qui jalonnent la progression du récit pour ne pas gâcher la surprise si vous êtes tenté. Un vrai morceau de vie, un bout d'existence pas larmoyant qui donne une impression de sincérité. Direct, franc, j'ai tendance à trouver ce film beau! Ah! J'oubliais, film à déconseiller aux homophobes et autres machos! Qu'ils aillent plutôt se faire enculer quand ils reviendront, ils seront surement moins con! Elle est bonne celle-là, non?
Allez, on souffle dans les tubas, on vérifie qu'il y a pas trop de saletés dans le masque et HOP! On y retourne: la mer de BIS...
 
THE VIDEO DEAD (1987) de Robert Scott.
 
Deux minutes pour comprendre pourquoi ce film est passé direct au marché vidéo. C'est un écrivain qui reçoit un colis: une télé (le cadeau de merde!) gratos qui ne lui était pas destinée. On comprendra plus tard pourquoi: beaucoup plus tard en fait, tellement tard que si vous ne trouvez pas le scénariste pour lui extorquer l'info, bin... La télé, elle est maudite et elle passe une séquence avec des zombies qui déhambulent. Et quand il débranche, ça se rallume! Alors ils sortent de la télé et le tuent. Ils le mangent pas, non, rien qu'un meurtre bidon. Tu parles de zombies... Un peu plus tard, deux adolescents (ah enfin du sérieux!), frères et soeurs s'installent dans cette même maison et l'aventure mirobolante commence. Le type qui a envoyé la télé pour des raisons qu'on comprendra beaucoup plus tard débarque: il veut la reprendre. Des voisins se font assassiner, tout ça. Le frère, le type à la télé vont en découdre... Bon, Eurocine n'aurait pu accepter ce film car il est beaucoup trop talentueux mais il n'empêche que nous sommes en présence d'un navet assez conséquent. Attaque d'une horde de 7,2 zombies maquillés par grand-père parkinson maîtrisée (suspense quand tu nous tiens!) par le jeune qui ne tolère pas qu'on l'appelle Boy, lui (plus de répartie que Die Hard 4) à coup de FLECHES! Les bons moments que la vie nous réserve parfois! Zombie 2 de Fulci a révolutionné le genre: son combat sous-marin avec un requin sous tranxene est passé dans mes anales perso, sérieux! Attention, la mariée zombie qui tripote le mixer et finit par le faire fonctionner, ricane avec un autre zombie qui s'est enfilé des lunettes sur son nez décomposé comme deux Diabolo ("Dastardly & Muttley & their flying machines" ou "Stop the pigeon" plus connu chez les français sous le nom de "Les fous du volant"). Je n'ai pas vécu jusqu'ici pour des prunes. Le repas entre les zombies qui manquent d'affection et la soeur qui se force à leur être agréable pour ne pas se faire écharper était particulièrement surréaliste dans le genre, me semble-t-il! Allez, c'était totalement nul mais pas triste. & comme disait Chirac le truand: "Do you want... me... to go back... to my plane? huh? Let them do, let them do!" Oui je sais, j'ai toujours eu un attrait pour la culture bis!
 
 GODZILLA vs. MEGALON (1973) de Jun Fukuda.
 
Gojira tai Megaro pour faire plus pro! Ah, les combats trop longs de monstres en combinaison latex qui se lattent dans les maquettes en plastoc! Aussi étrange que cela puisse paraître avec ce merveilleux navet pop qui donne envie de boire un truc fluo avec des bulles, j'ai pas compris un bout de l'histoire. Je suis meurtri mais je vais quand même faire un résumé. Dans un monde japonais en maquette naturelle, un couple de savants (Actarus et Alcor) et leur enfant naturel (Joselito) inventent un robot qu'ils vont appeler Mick Jaguar. Cependant, les méchants, agents de Seatopia dont la capitale Bartholin-ville trône sous terre, qui jalousent le toaster à réaction téléguidé aux couleurs si chatoyantes, tentent de s'en emparer. C'est sans compter sur le caractère héroïque de nos savants, s'ensuit alors un effroyable combat qui met en fuite les deux lurons. Mais que pouvaient-ils vouloir-t-ils donc-t-ils? C'est un monde, nos savants s'absentent au bord du lac pour pique-niquer et on pénètre chez eux pour renverser tous les dossiers par terre. Oui, nos héros sont un peu neuneux malgré qu'ils fussent la crème de la crème, cela dit les vilains ne sont pas en reste puisque Mick Jaguar trône au milieu de la pièce et qu'ils ne s'en sont pas emparé. Tandis que Megalo, envoyé par Seatopia World Security pour détruire Tokyo la décadente, défouraille tout autour de lui, Mick Jaguar finit par se faire chourrer par les deux vilains afin de diriger Megalo sur sa cible. Des combats passionnants s'ensuivent pour reprendre le contrôle de Mick Jaguar. Tout paraît perdu pour Mick Jaguar qui est devenu aussi grand qu'eux par l'opération du saint esprit (faut dire que fabriqué par les deux échappé de Lourdes...). Il se frite Megalo et Giganouille qui est venu en renfort mais c'est sans compter sur GodeJira qui débarque en glissant sur sa grosse queue imberbe, les pattes en l'air et l'anus au vent (véridique). Alors commence une quadrille hilarante emplie de connivences amoureuses touchantes où Giganouille finit par fuir et Megalo se faire défoncer. GodeJira et Mick Jaguar se roulent des pelles géantes pour se féliciter, la main baladeuse et la larme à l'oeil, ils se quittent. Mick Jaguar redevient tout petit, un peu flapi et retrouve ses amis savants qui vont remplacer son moteur vibrant et lui trouver de nouvelles aventures avec le jeune Joselito qui n'est pas le dernier pour la déconnade.
Oh oui! Godjira montre-moi encore ta grosse queue si épaisse!

Publié par a-page à 14:23:05 dans tribulations pathétiques en terrain cinématographique meuble et autres oasis régénérants | Commentaires (0) |