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regards de bric & de braque

AN AMERICAN WEREWOLF IN PARIS (1997) de Anthony Waller | 11 septembre 2007

Alors là, ils ont fait fort! Les loup-garous les plus pourris de l'histoire du cinema! Utiliser des milliards de gigabytes de technologie qui tuent pour pondre des caniches souffreteux aussi navrants avec la dose de budget qu'ils semblaient avoir... Bin y a du avoir des notes de frais disparues en lignes dans des trous du nez bien enfarinés! Cette arnaque dans la soit-disante lignée du Loup-garou de Londres est médiocre parce qu'elle sort des années après des ratages successifs fulgurants mais c'est dans l'air du temps et on y voit que du feu: regardez l'incendie du Reichtag et son remake du 11 Septembre 2001! Les bonnes vieilles recettes rances et moisies continuent de tuer le palais et la cervelle. Dans le cadre d'un revival mondial d'un Maccarthisme teinté de IVème Reich, les productions "qui n'ont l'air de rien" vous présente ce bon gros navet qui n'arrive pas à faire pitié.

Dans la charmante ville de province française, Paris, le professeur Apfelglück (bronzé de son état...) tente de héler un taxi lorsqu' une grille de métro le happe tout cru devant la fameuse église de Votre Dame. Il est en réalité un scientifique de renom qui vit dans une cave, évidemment et ses travaux se portent sur l'étude du phénomène lycanthropique. Sa fille étant une louve garou romantique ce qui est assez encombrant si l'on veut mener la vie paisible d'Amélie Poulain comme tout un chacun, ne tarde pas à rencontrer de jeunes américains bodybuildés qui lui sauve la vie à ladite tour Eiffel (Remarquez au passage que les seuls lieux représentés et identifiables sont Votre Dame et la tour Siffel, le reste étant un Paris inidentifiable filmé par des touristes en mal d'imagination, à l'image, donc de cette pellicule gachée). Dès lors une belle histoire d'amour d'une niaiserie abyssale naît entre le héros faussement timide et cette jeune lionne (ahah) qui apprendront à se connaître tandis qu'ils lutteront contre des pseudos skins lamentables: les vilains loups-garous. Il est inutile de ne pas gâcher la "happy end": ils vont surmonter toutes les épreuves de cette palpitante aventure et se marier, si! si! Petit détail: les mâles n'étant pas tout à fait sortis de l'adolescence, arborent des coupes de cheveux négligées mais les responsabilités arrivant avec l'âge adulte, ils se marient avec des coupes bien dégagées derrière les oreilles! C'est la fin du film que l'on ne peut s'empêcher d'apprécier sans un claquement de talons incontrôlable. Sinon, comme moi, vous êtes un chieur ou une chieuse qui voyez le mal partout! Ce qui n'est pas tout à fait vrai, ce n'est qu'un point de vue manichéen: c'est voir les choses comme elles sont, à chier!


Vous aurez droit à tous les clichés humoristiques vus et archi vus depuis 50 ans de sitcom sans rires enregistrés (ouf), les situations n'étant pas moins originales, l'apathie générale vous aura gagnée comme une bonne journée affalée devant les conneries télévisuelles. Tout ce qui aurait pu être du domaine de l'horreur est désamorcé par cet humour potache de bas acabit qui rend ce film long et sans vie. Combat pathétique de clichés américain et français pour un naveton qui ne vaut même pas les deux secondes de nichons prudes de Julie Delpy, forts charmants au demeurant. Si vous avez aimé "Les aventures de: Oui Oui a mis ses clefs dans sa mauvaise poche, Tome 12" alors ce film est fait pour vous! Ne le ratez pas!

Publié par a-page à 20:46:42 dans tribulations pathétiques en terrain cinématographique meuble et autres oasis régénérants | Commentaires (0) |