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oeils

regards de bric & de braque

TRANSFORMERS (2007) de Michael Bay | 13 septembre 2007

Comme patrie pas vernie parce que toujours dérangée par les aliens, les vampires, les robots, les expérimentations hasardeuses, les terroristes, les tueurs en série, les incrédules, les étrangers, les zombies, les bandits, les indiens, les pacifistes, les PDs, les araignées, les tomates tueuses, les communistes, les sorcières, les femmes géantes, les cerveaux venus de l'espace, les créatures des abysses, les crash boursier, les clodos... Les méchants, quoi! Les voilà cette fois-ci attaqués par des conserves de l'espace... Dans la série "WE'RE UNDER ATTACK!", les Etats-unis, une fois de plus et comme par hasard, se font attaquer par des organismes venus de l'espace pour nettoyer les chiottes. Les Decepticons, qui restent cependant très polis, veulent enlever le tartre tandis que les Autobots laissent de bonnes odeurs! C'est sans compter sur une escouade de militaires et de quelques ados lobotomisés aux années 50 qui se lient d'amitié avec les gentilles poubelles convertibles pour lutter contre celles qui sont... MECHANTES. Mélangez "La coccinelle à Monaco", "Portés disparus 2" et "Sauvez Willy 3" et vous obtenez ce mirobolant essai surréaliste qui prend tout son sens sous le règne de Bush. Comme de bien entendu, il ne faut voir derrière cet opus minuscule qu'une oeuvre de divertissement. Combats de robots particulièrement incompréhensibles par moments, souvent même, mélangé à la culture tuture, adolescence résumée de la même façon que les cinquante dernières années et contexte alarmiste de guerre imminente. La bonne dose de pseudos sentiments, d'extravertisme exacerbé et de conscience patriotique que l'on doit prendre pour de l'humanisme. Bref, un film de bites pour les bites. On appréciera la performance inoubliable de John Turturo qui doit avoir beaucoup de problèmes financiers ou mentaux, c'est à voir, qui ne nous fait absolument plus rire du tout!

Transformers ou comment insuffler chez les jeunes générations le nouveau goût rance de l'extrême droite sous un aspect sucré que les Bisounours n'auraient pas vomis? Quand les chemises brunes de l'entertainment tirées à quatre épingles vous sourient de toutes leurs dents récemment limées et vous forcent à rire de leurs blagues sinistres, craignez la dénonce! C'était un très bon f...ff...   ffff... fi... f...  fii... fil... flime, film! Ca y est j'y suis: film, j'ai bon chef? Je ne me suis absolument pas du tout fait chier, c'est bon? Encore? Euh... C'était drôle, très, et émouvant et très intelligent, si, si!

Publié par a-page à 14:53:16 dans tribulations pathétiques en terrain cinématographique meuble et autres oasis régénérants | Commentaires (1) |

WAR OF THE WORLDS (2005) de Steven Spielberg | 13 septembre 2007

Je viens de voir ce gros navet plein de thunes! C'était dément, j'ai adoré! La première partie avec tout qui barre en couilles à grande envergure, quel pied! Les bagnoles soufflées qui partent dans tous les sens, tout qui s'écroule, explose, la panique générale, le monde civilisé qui s'effondre: Yeah! THAT WAS FUCKIN' GREAT! Gros spectacle, grosse débacle et toutes ces masses de bouffons qui fuient comme des fourmis ébouillantées en hurlant avant de se faire désintégrer. Du bon gros navet bien bourrin où tout pète et c'est la joie, c'est la fête! Vive la poussière! Bon après ça commence à merder sévère à partir de la cave mais bon y a quand même la dose de lieux détruits. Pour l'histoire, allez donc choper le bouquin et me faites pas chier avec le résumé bande d'illettrés! C'est juste retranscrit à l'époque de la télécommande pour pas que les jeunes croient que ça a été tourné avant l'ère glaciaire... dans la mesure des moyens intellectuels des affairistes euh... scénaristes de block bancaire buster.

Mais vous allez me dire: tu n'as pas honte et la morale (toi qui défends la veuve et l'orphelin?) après tous les événements contemporains que nous vivont? Ce film est une métaphore de notre actualité et patati et patata... Mais biens sûr et d'ailleurs je me demande combien de fois les réalisateurs de ce chef d'oeuvre ont du mater les images du 11 Septembre et d'autres encore pour ce réalisme qu'il serait de mauvais ton de nier. On est plus chez Stalag 17 et sa niaiserie de seconde zone, on joue chez les pros, là! Des heures et des heures de documentation à scruter tous les malheurs de notre pauvre société où les méchants (?!) font rien qu'à tout casser sous les lentilles avides de l'actualité qui exploite le filon avec de plus en plus de professionnalisme sans rien changer à quoi que ce soit (ce qui n'est absolument pas le but: sensationnalisme ou mort économique oblige!). Imaginez combien de gens il a fallu regarder crever pour atteindre ce réalisme à en donner une idée si clinique! Merci de nous laisser mater une fiction aussi atroce sans avoir la gueule défaite avant le Bourvil du Dimanche soir tandis que l'on éssaie d'avaler sa troisième tranche de rosbeef saignante pendant le vingt heure. Mais pourquoi tant de cynisme? Allons donc, est-ce que la réalité ou la fiction déploie autant d'énergie dans le domaine du positif? Non, dans ce cas la régulation est de mise, il ne faudrait pas donner envie aux gens de s'éclater trop souvent. Par contre une bonne parano, des coups dans la gueule en son surround, des accidents et des noyades, des explosions, des tortionnaires en treillis, des curés qui fantasment (under age) autant sur les radiateurs que les flics, tout ça dans un package fictif de divertissement qui monte en épingle le survivant qui ramène sa fille indemne au sein de toute cette horreur. De quoi donner de l'espoir et du courage en cas de réalité débordante. Mais attention ne pas oublier de glisser les alibis indispensables à une propagande positive: travail, famille et patrie sinon vous risqueriez d'être taxé de nihiliste. Dans ce merveilleux film, le héros lâche ses amis (voués à crever) et se fout que l'humanité serve d'engrais, il pleure pour sa peau, tue pour sa fille aussi bien les extras-terrestres que les humains et réunie sa petite famille. Il bénéficie même d'un miracle, son fils Robbie le robot survit là où une escouade de mirlitons surarmés crèvent dans les flammes avec seulement une veste et des pompes grunge. Un bon petit miracle en dépit de toute cohérence en prime pour ce film vendu au culot gramme. En réalité, tout le monde sait que ce film pue et il finira comme ses milliards de clones dans les bacs à solde, d'une part et dans l'oubli des milliers de productions du même genre.
 
Donner de l'espoir dans un contexte de merde en supportant l'insupportable, glisser des larmes et du miracle, n'est-ce pas une façon de nous faire accepter la réalité sinistre qui pourrait être franchement pire que tout? Un chantage fictif traité avec tout l'art de la parano! Mais quand même au début, qu'est-ce qu'on se marre!

Publié par a-page à 14:52:19 dans tribulations pathétiques en terrain cinématographique meuble et autres oasis régénérants | Commentaires (0) |