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regards de bric & de braque

TEENAGE ZOMBIES (1952 ) de Jerry Warren | 08 septembre 2007

Dans la série "Insipide mon ami" je vous propose cette merveilleuse heure vingt de foutage de gueule blindée. Une bande d'ados en noir & blanc partent pour faire du ski nautique dans un bateau, le film tombe à l'eau! Qu'est-qui reste? Rien! Nan j'déconne, ya des zombies sur l'île... Enfin pas vraiment mais il y a un savant fou: c'est une femme! Elle a les cheveux noirs et elle sourit jamais: c'est la méchante! Elle fait des expériences sur les paumés qui se perdent sur l'île désertique (!?), sa base secrète, d'où les pseudos zombies... Une traîtresse à sa patrie, pas hollywood chewing gum du tout, qui va se faire contrer par une bande de "Fonzi" anorexiques en solde. Ah la vache, ils se foutent déjà pas du monde avec leur scénario mais faut voir la mise en scène, là, on expérimente les grincements de dents et les tics nerveux, direct! Les marques au sol peintes à la glue, les acteurs en rang d'oignon empéchés (dans tous les sens du terme) de sortir du cadre organisé par le chorégraphe en chef suprême donnent à ce film une atmosphère des plus guindée. Tout le monde se parle de biais pour apparaître sur la photo ou alors on a le droit à une scène où les acteurs tournent carrément le dos au spectateur pendant trois minutes. Incroyable, cette scène: la police partie en patrouille sur le lac, à deux, pour retrouver la joyeuse jeunesse hitlericaine pacifiste et ostentiquement heureuse, revient à quai... Les deux autres ados-héros qui les acceuillent les voient sa barrer à peine le pied à terre, bredouilles et honteux comme s'ils changeaient de métro. Quand soudain vient une idée magistrale, aux deux andouilles, ils y vont eux-même! Tout ça de dos: pas de problème! Des actes héroïques digne des plus grands lâches les plus méprisés de l'univers: les scènes d'évasion de la prison sont époustouflantes. Un sexisme exarcerbé si subtil que le film peut se pavaner dans le top des exemples de propagandes volontairement passives du plus haut degré. Le pauvre "zombie" principal n'étant même pas méxicain, ni NOIR mais charbonné, moustachu et mal rasé, on peut taxer ce minable ratage cinématographique de whitexploitation. La fin du film arrive à refléter le soulagement des acteurs qui en ont bientôt fini, ils se lâchent! Oh Oh! C'est toujours aussi minable mais on rit aussi, qu'est-ce qu'on rit, intérieurement. Parce qu'on sait que c'est enfin fini et on est soulagé!
Maccarthisme primaire garanti! 
Les yeux en bille de loto, secs d'être trop longtemps restés éberlués, vous fermez enfin la bouche en récupérant un mètre de salive oubliée et une seule question résonne dans tout votre crâne anesthésié: COMMENT EST-CE POSSIBLE? Rassurez-vous il y aura toujours des neuneux: lol pk ct kool trop lol

Publié par a-page à 09:02:26 dans tribulations pathétiques en terrain cinématographique meuble et autres oasis régénérants | Commentaires (0) |