Le retour du roi. Guerre des clones. Revanche des Sith.
Petit résumé de trois investissements disproportionnés. C'est les gentils qui se battent contre les méchants. Ouf, la vache ce fût dur mais je pense que voilà un bien bel exemple de résumé rondement mené. Bon d'accord je vais faire un effort mais c'est toujours moi aussi! Eux avec leurs films de merde, ils balancent le budget et tout le monde dit que c'est bien fait alors que c'est totalement pourri.
Dans une lointaine galaxie peuplée d'orcs et de Jawas, Aragorn et Obi wan jouent aux dominos, tranquille. Tout à coup, le prince des ténèbres qui se curait les dents avec son cure-dents laser balance un reste de hobbit jusqu'alors coincé entre ses canines. Obi wan qui se grattait justement les couilles avec délectation en soulevant son gros cul de Jedi reçoit malencontreusement l'os de hobbit dans l'oeil et chute sur le jeu en mélangeant toutes les pièces. "C'est un comble" s'écrit Aragorn qui s'écroule lui aussi et casse son épée pas laser du tout. De très mauvaise foi, Dracula, plutôt que de rougir de sa maladresse tance alors vertement les deux olibrius: "t'as insulté ma mère?" et se jette sur eux pour les taper. D'une formidable prise de jujitsu de l'espace Aragorn évite la gifle du grand albinos tout en déplorant la perte de son épée qu'il a eu pas cher. Obi wan furax hurle: "T'arrètes, hin d'abord!" à Christopher Lee qui invoque ses robots avec sa boule de bowling magique. Concentré sur son invocation, Obi Wan fourbe comme pas deux lui donne un coup de pied. En retenant une grimace, Saroumane d'une voix d'outre tombe lance gravement: "même pas mal d'abord!" et court vers sa moto volante. Il s'enfuit tandis que les deux couillons se congratulent: "On l'a bien eu hin?" et de répondre: "oui uh uh!" Mais Joda qui pelotait Arwen Undomiel est déconcentré par tout ce tintamarre et se met à débander. A regret il retire sa main du corsage défait de l'elfe qui se barre immédiatement avec un Tusken Rider pour se réconforter de cette brusque séparation qui a brisé ses espoirs amoureux. "C'est quoi ce bordel?" crie le nain vert, rejeton renié da la famille des géants. "Rien, chef c'est l'autre qu'a commencé!" proteste Wan le hobbi. "Bon, vous allez pas faire votre Frodon, tous les deux, ça suffit maintenant!" se fâche Joda, tout rouge. "Roôh l'autre éh" protestent alors les deux jeunes héros en tapant des cailloux du bout du pied. Pendant ce temps, Merry, Pippin et Athos réunissent une armée de cloches pour se battre contre l'empire de l'anneau, une vaste secte politique de sodomites vulgaires qui n'aiment pas Walt Disney, écoutent du metal et portent des piercings. Malgré leurs forces de caractère, les tentations sont nombreuses de basculer dans le stupre, l'alcool et pourquoi pas le crack satanique de l'enfer qui est pour l'avortement. Heureusement les morses sont avec eux et après de palpitantes aventures de scouts sous la tente, ils rejoignent Palpatine qui mange lemême spaghetti que Sauron dans la cuisine pour leur faire la guerre. Obi One, Aragorn, Porthos, Joselito, Joda et Air de 2D les rejoignent après de formidables prises de savates que le professeur Tournesol n'aurait pas renié, avec tous les mammouths laineux qu'ils croisent. C'est alors que le porte parole des gentils, les républicains de la croix s'écrie sous leur fenêtre: "Rend-moi les clefs de la BM, d'abord!" Et les deux emmenchés de rétorquer: "toi-même!" Alors de rage, c'est la guerre entre les millions de cloches, les orcs, les chanteurs à la croix de bois et ceux qui refusent de manger du poisson le vendredi. Tous ceux qui ont un tee-shirt sale et des baskets trouées périssent dans les affres de l'enfer tandis que les assassins au desseins ultra brite se serrent la pogne et que les corbacs bouffent des milliards de cadavres. Quant à Dard Vador, il a trop mangé de piments et se tape une crise d'hémorroïdes au bord du Styx et c'est enragé par les coupes de cheveux les plus abominables, mais surtout minables de la galaxie qu'il jure de faire chier son monde pendant encore au moins trois films.
Non sans déconner, c'était nul, trop long et tout sauf palpitant. Les trois films, pareil. Comment se servir d'un imaginaire merveilleux, fantastique pour servir les valeurs pénibles que tout le monde supporte jour après jour. Manichéisme avec des ailes de fée, radicalisme en voiture volante dans un écrin conventionnel qui vante indirectement les valeurs pénibles et bafouées auxquelles on espère échapper en allant voir un film fantastique. Etant dans une époque Wagnerienne, la subtilité musicale de ces trois navets désespérants nous casse les oreilles systématiquement en soulignant le sentiment obligatoire que l'on doit ressentir à l'image qui est déjà d'une consensualité sidérale. Ces orchestres de 12 500 violons, 23 674 trompettes, 82 024 castagnettes qui résonnent dans des chambres d'échos artificielles de 27 681 hectares ressemblent à des choeurs de poulets que l'on torture progressivement pour amener les explosions en son surround 54. 83 en essayant de palier à la somnolence que les intrigues provoquent. Le découpage des scènes est si nul que dès que l'intérêt commence à sortir de sa torpeur malgré les électrochocs sonores, on nous rebalance des dialogues qui fabriquent des générations de ronfleurs carabinés incapables de suivre un raisonnement. Tout cela servi par un jeu d'acteur maître en matière d'ostentation dont on aurait pu croire la disparition depuis la moitiée du siècle passé. Heureusement qu'il y a des belles gueules et de bons maquillages et encore... Pellicules pour coach potatoes, ces trois merdes fleuves m'ont fait jurer devant l'éternel que l'on ne m'y reprendra plus. Comme je n'ai aucune parole, j'ai déjà eu le culot de me taper d'autres machines à pognon plus courtes mais tout aussi chiantes comme un parjure que je suis.
Allez, à bientôt et ne perdez pas votre temps! Baisez plutôt comme des lapins!
fiel ou miel