moa né le 42 vagdembre 1176,5 avant Jacquou le Croquant vers 53h02 heure bocale dans une ferme rurale sur la terrasse du 18ème étage sous l'autoroute A7. ai grandit dans un milieu de gladiateurs civils. abandonne les études à 362 ans pour cause d'oubli et entre enfin dans la vie fictive avec un total insuccès.
Je tiens à vous parler d'un film Bis exemplaire. Bloody Mallory. En fait, la réalisation est assez pitoyable et l'ensemble a des relents de pré-adolescence bien boutonneuse, le moment de pouvoir lire l'étiquette de lotion anti-points noirs n'est pas encore venue. Encore un fumeux essai de production française dans le domaine du fantastique (vite détrompez-moi, n'hésitez pas à me faire découvrir des chefs d'oeuvre!). Ce film vidéo de seconde zone a essayé de renouer avec l'esprit du Bis et il s'en est fallu de peu qu'il ne puisse y prétendre.
Petit résumé: Mallory s'est mariée avec un démon qu'elle a zigouillé à la hache (on le voit parce qu'il y a une goutte de sang sur sa chemise blanche et qu'il a un épi). Alors elle forme une petite entreprise avec une gamine télépathe qui peut changer de corps et une drag queen qui se bat (mal) et se frittent des démons. On fait appel à elles, une fois que le gouvernement s'est fait piquer son pape, pour retrouver les non-morts ou goules qui ont fait ça. L'attachée de presse du pape, en réalité vampire de son état et une créature polymorphe sont sur le point d'asservir l'humanité (comme si ce n'était pas déjà fait) et c'est alors que vous allez devoir regarder le film pour en savoir plus.
Esthétique vidéo, acteurs en peluche, trucages limites et humour plus proche de la vanne que du fou rire, ce film est une version sitcom édulcorée d'un film gore. Trop de blablas et pas tellement d'actions, on ne peut pas dire que cela remue beaucoup. La romance est aussi au menu mais elle ne marche pas plus que le reste. L'anti-clericalisme est bon enfant, on croise une héroïne drag queen et les femmes sont des premiers rôles, c'est un film éducatif pour enfants de gauche. Hélas, je pense qu'il ne faut pas prendre les gosses pour des andouilles ni les adultes. La planète sauvage frappe les deux publics si l'on veut concevoir le 7ème art de cette manière. Ici, les concessions sont d'ordre monétaire et au résultat, c'est ça qui a tout foiré! Il faut bien que ça rapporte, investisseurs frileux!
Mais revenons-en au pourquoi de cette chronique qui va prendre un tour inattendu pour un film si ras des pâquerettes. En effet, je ne vais pas m'étendre sur le nullissime résultat de ce scénario qui a tout de même le mérite d'essayer de renverser les valeurs du sacro-saint manichéisme, bons méchants, croyants et mécréants. Sachez juste que si vous avez un un orgasme fleuve à l'idée de baiser la sainte paume branlante du pape, vous risquez l'attaque hérétique foudroyante. Si vous vous foutez du pape et de ses radotages de faux derche suprême qui ne se mêle que de ce qui ne le regarde pas, vous esquisserez un sourire de sympathie. Alors pourquoi? Pourquoi est-ce un film qui trône dans mon panthéon perso? Pour une merveilleuse raison: Valentina Vargas, la Lady Valentine du film. Retour émoustillant en arrière: Le nom de la Rose où le souvenir d'une croupe enfiévrée a marqué au rouge ma libido. Cette femme dévergondée, ensorcelante qui baise goulûment le petit moinillon dans la paille en silence et en secret, sa chute de reins brune, mate, indolante et ondulante... C'était elle, Valentina Vargas! Ici, en vampire décadente dans un accoutrement napoléonien qui lui va évidemment trop bien pour laisser le sang circuler normalement dans les veines, elle se bat à l'épée et balance des vannes assassines qui font mouche à tous les coups. Je suis si séduit. Mais ça n'est pas encore assez, mon petit coeur ne savait pas! Il n'aurait pu se douter, cette bête de sensualité à l'accent si outre atlantique était muette dans la paille et là elle susurre de sa gorge chaude et roulante. En ricanant, elle fait venir en laisse deux hommes presque nus et roucoule: Oui! venez mes chéris... Et c'est là que le film est sauvé, pour cette réplique! Pour cette scène de quelques secondes, pour cette voix qui assoit. C'est là que le célibat mélangé d'héterosexualité pousse un gémissement plaintif au fond des neurones, que l'os d'ADN casse net et que les gonades poussent le bouton rewind avec avidité. Merci! Grâce à cette femme, c'est un grand film bis.
Publié par a-page à 16:05:33 dans tribulations pathétiques en terrain cinématographique meuble et autres oasis régénérants | Commentaires (7) | Permaliens
fiel ou miel