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oeils

regards de bric & de braque

NAISU NO MORI: THE FIRST CONTACT- Funky Forest (2005) de Katsuhito Ishii, Hajime Ishimine et Shunichiro Miki | 14 février 2008

Là, c'est toute une suite de séquences de micro histoires qui s'entre-imbriquent les unes dans les autres par des rêves, des intermèdes, des flashbacks, des parenthèses "hors sujet", des contes... Ca part dans tous les sens et cette galerie de moments ou de fantasmes humains caricaturés à l'extrême se répand sur pas loin de deux heures et demie dans un joyeux chaos assez enlevé, rempli de musiques. Des sketchs comiques déjantés des frères Taupe (en japonais dans le texte), les Guitar Brothers aux solos de guitares inoubliables, les mixages sylvo-zarbs d'une soliste qui ressemble à la princesse de San Ku Kaï, les chorégraphies de plage dansées avec des aliens, des cartoons, des escapades en monde de science fiction microscopique avec des paramécies... Ce film dérape de bout en bout à travers les relations tendres d'une femme qui mène son mec par le bout du nez pour s'amuser avec lui, ensemble. Le goût du surréalisme monte au nez dès les premières scènes et la saveur reste sur le bout de la neurone avec des accents de réalisme qui dérapent très suavement.

L'endurance, si on du mal, ou le plaisir de se laisser aller est nécessaire pour aller jusqu'au bout du film. Pas moyen de rester indifférent de rage, d'étonnement ou de plaisir...

On retrouve toute l'équipe de Taste of tea renforcée par un nombre incroyable de déjantés qui nous démontre une fois de plus que les réactions "artistiques" (faut tout classer dans ce monde!) les plus surprenantes et les plus virulentes viennent de l'archipel nippon du soleil levant! Tarkovsky meets Monty Python, un peu d'électro, une pincée de Dali, des bulles, on agite, on secoue, on enfourne et on obtient ce gros gâteau cadeau qui défrise.

Indescriptible. Ne restez pas indifférents, vendez toutes vos actions, lâchez votre job sauf pour le pourrir, matez-moi ce film et rendez-vous à la plage!

Publié par a-page à 08:36:34 dans tribulations pathétiques en terrain cinématographique meuble et autres oasis régénérants | Commentaires (0) |