C'est l'histoire d'un faux handicapé très baraqué qui décalque un sort magique sur le dos de son oncle qui va être exécuté pour avoir tué un extorqueur de fond. Alors du coup, pris de frénésie et rejeté par sa copine, ne voilà-t-y pas qu'il creuse un trou dans sa salle à manger et s'y installe pour faire une invocation, torse nu et très courroucé. Et vas-y qu'en toute logique de nanar bis, de l'huile ou du pétrole se met à monter, "jacuzzi style" et le noie. Croit-on... puisque surgit alors le fabuleux "Oily Maniac" avec sa face de pruneau fripé aux yeux d'ampoules de sapins de noël, vengeur rageur qui part latter les vilains en gueulant de sa bouche inexistante. La profession de notre dorénavant super héros préféré dans le civil étant larbin dans un cabinet d'avocat véreux, l'opportunité de venger toutes ces jeunes filles innocentes atteintes de toplessie chronique express aiguë qui se font entuber ne lui échappe pas. Mais comme il a la main un peu leste pour le moins et que ses règlements de compte finissent en purée de boyau, il finit par se mettre à dos l'imbécile gent policière du cru. Du coup à la fin il se fait zigouiller comme un malpropre, ce qui n'est pas tout à fait hors de propos.
Bon, il faut l'avouer, ce film est minable! Les effets spéciaux sont vraiment très spéciaux, à cheval entre ratés et inefficaces, dignes de paraître brouillons par rapport à un épisode de Ultraman contre la morve syphilitique géante fait du ski II, remake du nom. Les rebondissements scénaristiques sont aussi efficaces qu'un flic à régler la circulation, le jeu des acteurs aussi pathétiques qu'un cureton donnant des leçons de morale. Tout ça plafonne vingt mille lieues sous une mer d'huile de vidange pas nette. Une suite de vengeances sans intérêt si ce n'est celle de la chirurgien plastique en chef qui a transformé un adorable nichon en morille géante desséchée: The Oily Maniac lui écrabouille la tête d'un pas alerte et gracieux tel un porte manteau ivre atteint d'épilepsie. Malgré des essais laborieux à séduire un public avec des scènes émoustillantes en réalité pénibles, la fin du film se profile dans un combat final audacieux où l'action semble avoir été chorégraphiée par le sergent Garcia dans une des plus intenses de ses siestes. C'est avec soulagement que le massacre s'achève, le héros est mort, il n'y aura pas de suite, ouf!
Bis 24 carats
fiel ou miel