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regards de bric & de braque

ALIENS vs RAMBO vs PREDATOR vs REQUIEM IV (2008) de Stallone & Strause | 09 février 2008

A chaque fois que je mate un gros divertissement plein de tunes, je sais pourquoi j'en suis écœuré pour des mois à venir au bout de cinq minutes. Ces films sont tellement prévisibles à tous les niveaux et chiants qu'en faire une vague critique reviendrait à asséner des clichés à des clichés. ZERO, et trop de fric pour être bis!

Publié par a-page à 19:05:40 dans tribulations pathétiques en terrain cinématographique meuble et autres oasis régénérants | Commentaires (0) |

THE TASTE OF TEA- CHA NO AJI (2004) de Katsuhito Ishii | 09 février 2008

Yoshiko, mère de famille travaille chez elle sur un projet d'animation, Akira le grand-père lui file un coup de main. Le père, Nobuo est une sorte d'hypnotiseur, la fille Sachiko assez jeune est souvent dans ses pensées et semble avoir un double d'elle même de la taille d'un immeuble. Il reste le fils, Hajime qui tombe très souvent amoureux et l'Oncle, Haruno qui se repose de son boulot de mixeur. Tout ce petit monde se bat avec ses démons sur une période morcelée en un film délicieux.

Quand un film démarre lentement sur une histoire de famille, on peut s'inquiéter: un truc d'intello ou mièvre à vomir, en tout cas plus efficace qu'un somnifère, le doute s'installe. Dans les trois minutes qui suivent le film imparable se met en place. Sagement décalés, tous les personnages se croisent avec respect et standing tout en étant à la masse dans un morceau de vie banal. La folie ordinaire n'a aucun accent forcé, des quiproquos farfelus, des histoires douces et barrées, ce film est truffé de situations qui agrandissent les mirettes et qui forcent le sourire. C'est mignon, zen, marrant et prenant. Je ne crois pas avoir vu un film avec un tel mélange d'humeurs qui soit en réalité si équilibré. Je ne sais pas si c'est véritablement un chef d'œuvre mais si l'on n'est pas charmé par un film pareil, il vaut mieux vérifier si sa soucoupe volante est mal garée et aller s'acheter par la même occasion de nouvelles plumes pour le turbo solaire.
Certains films arrivent en se servant de l'alibi fantastique (comme d'un contexte) à vous ramener à la triste réalité (nos mœurs, nos lois, nos règles...), ce film fait tout l'inverse: il se sert de l'ordinaire pour révéler le merveilleux du quotidien d'autant plus intense. Il n'y a pas que les extravertis qui existent.
Je ne veux pas entrer dans les détails de l'histoire parce que j'espère que ce sera une surprise pour ceux dont j'aurai excité  la curiosité. J'ai envie d'en parler pendant des heures et en même temps je me refuse de dévoiler quoi que ce soit de cette histoire merveilleuse. C'était comme voir Totoro pour la première fois de ma vie. Vite, attrapez le virus, c'est bon!
 
IL FAUT VOIR CE FILM!
 

Publié par a-page à 18:23:50 dans tribulations pathétiques en terrain cinématographique meuble et autres oasis régénérants | Commentaires (2) |