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oeils

regards de bric & de braque

start | 14 mars 2008

Baptême comme un navire prêt à couler, impassible, je m'envois une boutanche de champ dans la gueule. Elle n'explose pas et je ne tombe même pas assommé. Carmin est ma destinée. Ma logorrhée de taré va pouvoir encore gerber à tous vents et en toute liberté, pour ce que ça coûte. Les retours de bâtons, je suis immortel: je ne peux que saigner! Des sons, des vibrations chaotiques, virulantes et toutes ces sortes de choses que l'on qualifie parfois de musique. Bien qu'une grande partie de ce que j'écoute fait vomir les trois quarts de l'humanité (ce qui ajoute à mon plaisir), je vais tenter de partager mes triques auditives avec vous! Ne vous méprenez pas, les ritournelles et les calculs sonores me séduisent comme n'importe qui: c'est fait exprès, mais les rages et les cris sonnent plus juste en ce vaste monde immonde. Le désespoir est sincère, au diapason, la joie est une lutte isolée, les deux sont une réalité que je choisis de déguster sucrée salée, citron pimenté, chaud et froid, profiteroles, sous formes d'humeurs savantes.
Quelle est ta couleur préférée? La musique! Qu'est-ce que tu écoutes? Des frissons! Qu'est-ce que tu ressens? Une érection! Arrête de me suivre, abandonne! Pourquoi? Tu n'écoutes pas!
Et puis je suis trop excité parce que j'ai trouvé un petit site super sympa (j'ai fait un lien): Deathcore is sexy. La sélection des groupes qu'ils balancent est bien crapouille et le son n'est pas qu'un gros bordel vénère. Beaucoup de choses à déguster avec les doigts et pas grand chose à régurgiter. Allez donc jeter une oreille, vous la ramasserez après, en charpie et bien fourrée.

Publié par a-page à 12:31:18 dans Boucan tu nous tiens! | Commentaires (0) |

MEATBALL MACHINE (2005) de Yudai Yamaguchi et Junichi Yamamoto | 14 mars 2008

Un looser qui bosse dans une usine avec des gens totalement normaux et épanouis récupère une capsule qui transforme les gens qu'elle phagocyte en monstres de métal et de chair. C'est en fait une cabine de pilotage pour aliens qui pilote les humains comme des robots géants pour des combats à mort. La capsule qu'il a récupéré se jette sur sa copine qu'il a, en grand timide, eu tant de mal à approcher. Il se fera à son tour envahir, pas tout à fait complètement, et tentera de sauver sa "belle" de cette possession pas très catholique car il a su résister à moitié à l'invasion corporelle. Conclusion (pour les aliens) du combat qui les opposera: plus de rage et de puissance si les humains possédés ne perdent pas tout à fait leur libre arbitre.

Est-ce qu'il faut voir une métaphore inversée? L'humain étant un animal bouffé par ses propres créations dont la plus lourde est la pseudo civilisation, on peut le comparer à ce qu'il devient pour se soumettre à son contexte: une machine (alien à sa nature). Machine = insensibilité. Ceci serait une métaphore, en la prenant au pied de la lettre, il suffit de concrétiser cette observation: l'homme-machine au sens physique du terme est né. Sa nature se rebelle mais il finit pas céder par faiblesse ou par désespoir. Une fois muté, il se tape ses congénères dans le plus pur style élitiste: c'est moi qui ai la plus grosse bite, je suis plus fort que toi, t'es même pas cap d'abord! Je pensais qu'on montrait ce genre d'état par dérision mais en fait il s'agit d'une revendication. Je me trompe depuis des années, j'assimilais ça à de la puérilité, c'est en fait la maturité de l'évolution humaine. Ou bien c'est un constat triste et exagéré d'un état visiblement impossible à dépasser.
Film direct, bourrin et gore. Quelques scènes tirent un peu en longueur mais voilà tout de même de quoi se rincer l'œil des merdes calibrées pour remplir les salles de "patates divan" qui ont l'impression de sortir de leur coquille. L'image a des relents d'amateurisme sympathique. Des monstres avec un petit goût de sitcom japonais: caoutchouc mou et délire surchargé sans complexe. Ca gicle avec enthousiasme.On est en plein bis de bonne facture.

Publié par a-page à 09:55:26 dans tribulations pathétiques en terrain cinématographique meuble et autres oasis régénérants | Commentaires (0) |