moa né le 42 vagdembre 1176,5 avant Jacquou le Croquant vers 53h02 heure bocale dans une ferme rurale sur la terrasse du 18ème étage sous l'autoroute A7. ai grandit dans un milieu de gladiateurs civils. abandonne les études à 362 ans pour cause d'oubli et entre enfin dans la vie fictive avec un total insuccès.
Trois personnages principaux, un clan de Yakuzas et une bande de flics. Dans la plus pure veine du polar traditionnel, le mec qui se fait foutre de sa gueule par sa meuf avec un autre type au bras, se prépare à faire un casse dans une banque. C'est le looser de service qui va braquer la banque alors qu'il a oublié de s'acheter un masque. Il rentre dans un combini (superette) pour en acheter un, pas de monnaie, il va falloir qu'il le vole. Mais la rock star déchue qui s'occupe du combini va le courser une fois la tentative foirée. Lui, c'est le deuxième looser de service: ancien toxico rock star en carton qui doit du fric à un yakusa, troisième looser (il a sauvé sa peau sans protéger son patron) qu'il va renverser alors qu'il rattrape son voleur de masque. Alors commence le road movie cocasse le plus pédestre jamais vu. La course-poursuite se termine dans un hangar où les trois personnages se retrouvent à bout de souffle (et pour cause: les 3/4 du film) ainsi qu'une bande de yakuzas suivie par une bande de flics débiles portés sur la gâchette. Final explosif en perspective.
Par les soyeuses couilles de Bélzébuth le juteux, encore un film jubilatoire qui vaut le détour dont je n'avais jamais entendu parler! Film aux situations cyniques limite je me roule par terre, traité sérieusement qui nous amène à une fin totalement amorale occidentalement parlant. Cette épopée aux pompes fumantes ne se prend au sérieux que pour surligner le ridicule des films de genre qu'au fond il respecte totalement. Etrange comme certains films arrivent à ne pas racoler tout en jouant avec tous les clichés du genre: violence (pas mal), sexe (un peu), rigolade (subtile), fantasmes (divers et variés)... Voilà un divertissement imparable comme les trois quarts des usines à flouze qui polluent les salles de cinoche et les bacs à soldes sont incapables de produire avec leurs inspirations de banquiers corporatistes et nationalistes.
Ce film est frais comme un verre de limonade en pleine canicule, comme une bouffée de joint en joute musicale, comme une pipe au petit matin. Du cinema surprise pas foutage de gueule, quoi. Merci!
Publié par a-page à 00:28:03 dans tribulations pathétiques en terrain cinématographique meuble et autres oasis régénérants | Commentaires (0) | Permaliens
fiel ou miel