Il y a des gens qui attendent des signes... qui les cherchent, à force de pas les trouver et qui finissent par les inventer. Moi, les signes me tombent sur la gueule comme une nuée de moustiques. Quand une journée me fait signe que ça va foirer, ça commence avec une nuit tourmentée qui me repose autant qu'une épreuve de fond d'angoisse incontrôlée sans la sueur. Le réveil n'en est pas moins insupportable et je dois me lever pour faire face à un départ: pas drôle quand un pote se casse. La seconde épreuve du jour, c'est un test que j'allais merder: bingo mais pire que ce que j'avais prévu, même pas de quoi prouver que j'avais suivi un tiers du cours. La nana qui me chatouille trop la libido arrive toute fraîche et hilare avec le dugenou qui m'a allongé un pain. Le dialogue qui suit est un bon foutage de ma sale gueule en règle. "Ce n'est qu'un mauvais moment à passer!", non, c'est tout le temps comme ça. Merci, je me contiens, bouillant, mais j'aimerais faire un câlin au canon d'un flingue fumant pour que ça s'arrête, ça ne tient jamais à ce que je désire, espère ou supplie silencieusement. Basta, je quitte le cours comme une merde fumante sort d'un anus vérolé: en foireux suprême. J'ai les poumons contracté, je ne sens que l'envie de chialer comme une bile impossible à dégurgiter. Je ne sais plus quoi faire, assis, debout, je prends le vélo et vais m'épuiser. Le vent glacial me ralentit et je ne peux même pas transpirer, je rentre. Et c'est là que le clin d'œil décapité de mon alter égo ailé achève ma journée. En super zéro vaincu par tout et tous, je me vautre devant l'écran et endosse mon habit de patate. J'ai toujours aussi mal mais cette fois-ci il faut que ça s'arrête, demain j'offre une trêve. Retour à la solitude, je ne supporte plus rien ni personne et j'en souffre comme un damné mais ça ne pourra pas empirer.
La journée d'une fiction pauvre en existence, une chute sans branche, la pitié n'existe même pas. Les rides qui se dessineront sur ma gueule seront tristes, je suis défiguré et dégoutté. Je n'ai personne vers qui me tourner. comment on éteint?
L'ivresse comme compagne étourdie au réveil regrettable,
L'autosuffisance qui chiale pour tester les échos mats de sa cage merveilleuse,
Communion passive au contact forcé pour un regard sans lendemain, de mort que la sympathie emplit de maturité distante.
Prend le vent comme une baffe glaciale et oublie les brises aux mémoires douces et instantanées.
Les sourires sont un dû pour ne pas faire fuir ce qu'il est impossible d'atteindre.
Rancœur reléguée par compréhension, les sens masqués, la joie préfabriquée, douleurs ravalées, grimaces monstrueuses, nouvelle nature de rature, tu nais.
Des compliments qui te laissent seul, à chaque fois et ta nature humaine disparaît, tu nais.
On te raconte, on se raconte, tu es témoin, tu nais.
Haineux, fatigue d'isolation, quarantaine vitale, tu es né.
Ce nouveau cœur qui ne sert qu'à pomper le sang sans métaphore, organe sec et vivant comme le minéral, est ta maturité.
C'est dans cet état, cédant cet état que les souvenirs remontent comme un début de sanglot face à rien.
Tenter d'oublier devient ton état, monstre, fuis du regard et encaisse ce qualificatif muet, monstre.
Ta mémoire est séduisante, attendrissante mais la bonté se monnaie et il faut faire face à ton aspect.
Vend-toi, allez, cède ta nature et endosse l'habit.
Rien ne changera mais tu auras ta place, v'là une pièce, tiens!
Goûte la tolérance, celle qui t'isole ou te noie,
Oublie
Nénuphar épaté flottant amplement sur une mare noire
Qui prend des airs faussement cristallins sous des jours métaphoriques?
Apesanteur qualifiable, placide, bousculée par des battements d'ailes de papillon de papillon
Frontière d'atmosphère tellement tangible, palpable qui pourrait renverser la situation
L'air assèche, l'eau humidifie
Et c'est l'atmosphère du mot qui fait référence, qui observe dans sa bienveillance suffisante le principe autochtone
Une bulle d'eau sur une plume de canard
Plate-forme inutile et utile à deux mondes, existe et se nourrit de l'un pour fleurir à l'autre
Un amour marchandé de celui jamais accordé pour des raisons d'impureté. Cette marque rougit le tempérament d'une rancœur triste et salée. Cette part affichée est reprochée et la mise en abîme commence sa chute. Vertige douloureux qu'il faut soigner dans la solitude pour paraître consommable. Deviendra une façade hermétique, un blindage séduisant qui rouillera comme un parasite à la naïveté. Dans cette composition mature de souffrance tue, étouffée, les miettes de ce dont on se défend de se protéger auront un goût rassis. Partage d'illusions confinées sous des jours prétendument émancipés, ces volontés torrides ne seront réelles que dans le sommeil qui les oubliera. L'amour ne sera pas pornographique, il ne sera qu'érotique et cette sagesse n'a rien d'animal, de sensuel, c'est un abandon dosé. La gourmandise et la gloutonnerie sont réellement des péchés définis par une cravate d'apparat, la sueur ne coule que pour le sport et seulement sur la peau. Les choses sont bien faites, il est temps de prendre une douche, froide!
Minéral de laine.
Dans un univers contreformé.
Enveloppe sucrée pour cœur salé.
C'est dans un énorme pet sonore que j'aimerais évacuer un humain tout frais et fumant: je ne suis pas encore né.
La vie renaît des cendres.
Les premiers frissons froids dérivent, rassurants quand la gnôle fait son chemin dans le sang.
Une couche tiède sous la peau qui dressent les poils.
La poussière est mon engrais, la merde que tu es, engraisse mon hérésie, je vais germer sur ton dos.
Quand le métal brille comme de l'ivoire, quand mon âme perd les pédales, quand mon dos se glace et désire une autre place, gris est blanc!
L'urine scintille et c'est mon cœur d'animal qui bande pour tes errances.
Gênes rentrées mal camouflées, lèvres tristement tordues incapables de gober ma hampe bouillante, à nous deux, empêtrés dans les galanteries.
Attrappe-moi par les couilles et tiens-moi en liesse.
Ce monde carré, ils peuvent se le carrer!
Aspire, la folie n'étouffera pas sous les principes, avec panache, avale parce que je me vengerais, poli, pas seulement, gourmant.
Ma langue toilettera ta fente et ne s'arrêtera pas à ta raie, je suis sale, c'est bon, je suis bon, c'est doux, je suis con et c'est pas tout.
Rose offerte par abandon, effeuillée par amour.
Chairs de poule.
Suées.
Fourrer, clapoter et t'écouter péter.
Pisse, gueule.
Airs oubliés, à raison, soumis pour une vérité, nos yeux alors indomptables pourront se fermer en confiance, langues en limaces lentes, gluantes.
Conversation en langue inconnue, régal de mon attention.
Arguties hypnotiques qui me crochent à revers, à terre, j'apprends.
Tendresse sur ta sieste par éclectisme d'états vivants multiples à la réciprocité rassurante.
Apprend mon appétit pour ton petit cœur, encore.
Facettes à jeter uniquement après avoir consommé lentement.
Que la fin soit sincère, sans remords aucun.
fiel ou miel