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regards de bric & de braque

TAITEI NO KEN- The sword of Alexander (2007) de Tsutsumi Yukihiko | 04 juin 2008

Vous avez vu l'affiche? Bin oui, tout est dit ou presque. C'est l'histoire d'un grand balèze, Genkuro qui se trimbale une épée mastok, d'une princesse habitée par un extra-terrestre, de son garde du corps ninja un peu foireux qui se fritent le clan adverse en plein japon médiéval. Le clan adverse manipulé par un moine diabolique, de sa langoureuse et chaude vamp sombre et de son clodeau maître des sauterelles mortelles qui vont doubler leur boss, chef des Tokugawa. A tout cela se rajoute un duel à mort entre deux extra-terrestres qui débarquent sur notre belle planète pour s'emparer des trois grigris magiques qui garantissent, évidemment, des super pouvoirs. Ce sont dans l'ordre la grosse épée, une croix (chrétienne hi hi) diabolique et une double dague en "orichalcum", métal magique, donc, qui a l'air apparenté au crack tellement il booste. Les aliens vont donc posséder des gentils et des méchants humains dont certains vont pouvoir montrer leur qualités et l'aventure va pouvoir démarrer sous les meilleures auspices pour s'emparer de ces trois "graals" qui décuplent leurs pouvoirs une fois réunis.

Ça fait du bien de retomber dans du bon bis qui scotche. Au début, y a des doutes quand même avec ce croisement japon médiéval et bataille de l'espace mais c'est géré pour que ça paraisse incongru pas: "trop mal foutu". Une fois que les deux chapitres espace-terre sont passés (avec une voix off légèrement cynique qui désamorce le sérieux qu'on pourrait prêter à ce film), le mélange se réunit dans cette quête à la masse. Et c'est avec un plaisir délectable que l'on découvre une galerie de portraits bien déjantés dont mon préféré est le chasseur qui se fait arracher la bras par un ours possédé par le vilain alien (je ne vous dis pas ce qui adviendra de ce chasseur avant qu'il clamse une seconde fois car c'est là qu'est toute la beauté de la chose, juste oh la la la...).
Géré comme un croisement de soap opéra japonais d'une demi-heure qui abuse de trucages ultra visibles, de scénario manga primaire mais jouissif et de film pour public enfant, on nage dans le patchwork système D qui force le respect bis.
Les poses à la cool, l'épée à la Berserk (manga de Kentaro Miura), les vilains trop biens, l'esprit gros bill et parodique, certaines incongruités dont on a rien à foutre dans une aventure qui bouge vraiment et qui arrive jusqu'au générique sans avoir envie d'en rater une miette, c'est ça un bon film!

Juste pour dire que:
Iron man, film pourri où Marvel continue sur sa lancée pro capitaliste ("What's wrong with capitalism?" dixit "La Torche" dans le premier "4 Fantastiques", faites chauffer la liste de réponses) avec la démonstration fabuleuse: il y aurait des bons et des méchants capitalistes dans cette interprétation de Iron Man. On assiste, affligé, à une débauche de réalisme au niveau contexte pour servir un scénar de neuneux en stade terminal mélé d'un moralité puante. Action, aventure: 0,5/20.
Indiana Jones 4 aux os de cristal est trop vieux comme son réalisateur et ses aventures sentent le réchauffé. Un vieux bourge essaye de nous emmerder avec ses fantasmes de rejeton et de mariage qu'il fout dans un film dont tout a déjà été vu et paraît revisité, minable! Action, aventure: 0,5/20.
Messieurs, prenez votre retraite, ça aurait déjà du être fait depuis si longtemps!

Publié par a-page à 12:11:48 dans tribulations pathétiques en terrain cinématographique meuble et autres oasis régénérants | Commentaires (0) |