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oeils

regards de bric & de braque

VKGOESWILD | 27 septembre 2008

Juste pour dire que cette nana est sur YouTube à l'adresse:

http://www.youtube.com/user/vkgoeswild

et que j'ai passé une bonne heure, la bonne, à la regarder carresser un piano sous des jours très métalleux.

Publié par a-page à 20:34:01 dans Boucan tu nous tiens! | Commentaires (8) |

Shark aussi!! | 02 septembre 2008

Ya des jours comme ça!

Vous savez quoi? Il ne faut pas regarder le mauvais coté des choses, il faut savoir regarder le bon coté des choses! En fait, il faut savoir ne regarder que le bon coté des choses et quand tout vous paraît merdique, il faut vous forcer à inventer le coté positif inexistant des choses!

Ainsi, je propose en toute bonne foi d'attribuer le prix nobel de la paix à titre posthume à monsieur Hitler Adolf. Certes, il est connu pour ses camps de concentrations, ses points de vue un tantinet extrémistes voire même sa folie totale et sanguinaire... Mais ayons à l'esprit notre nouvelle philosophie: regardons les choses sous un œil positif! Mr Hitler n'a-t-il pas amélioré le quotidien des bons aryens, n'a-t-il pas développé le potentiel créatif tortionnaire de l'homme moyen, la soumission suprême à des décisions aberrantes d'une population entière à son souverain à la masse n'a-t-elle pas pris des proportions admirables? Je dois même passer à coté de bons points qui ne me viennent pas immédiatement à l'esprit, excusez mes limites!

C'est tout naturellement qu'à l'évocation du 3ème Reich, je passe à notre ambiance 4ème Reich contemporain non avoué (néo colonialisme martial, corporatisme über alles, salaria macht frei et will work for food) qui me fait tout de même tiquer quant à admettre qu'un sieur Sarkozy pourrait être récompensé. Qu'il fût remercié, certes, en toute logique, oui! mais qu'une vague Fondation nommée Appel à la conscience est l'inconscience de filer un prix MONDIAL de l'homme d'état 2008 à Mr Sarkozy me file le bourdon. Mais j'ai décidé de voir les choses de manières positives. C'est une fondation américaine donc ils ne sont pas concernés et ils ne savent pas de quoi ils parlent dès lors ce n'est qu'un coup médiatique. Donc, ça va vendre de la feuille de choux et cet hiver, le feu va être bien entretenu dans les cheminées. Vous voyez, ça marche de regarder les choses d'un œil positif.

Mr Sarkozy, bravo pour votre award et acceptez le mépris profond et sincère de millions d'individus qui n'auront jamais l'idée de vous nommer l'homme 2008 d'état d'or mondial de l'année du siècle: "votre" population.

Publié par a-page à 14:23:14 dans humeurs | Commentaires (0) |

Oh la belle surprise! | 13 août 2008

OH!

 

 http://www.truthforum.co.uk/forum/viewtopic.php?f=31&t=217

 

Voici un lien sur un article en Anglais, bien qu'il semblerait que ce fût un écossais qui l'ait publié, qui me fait me sentir un peu moins seul!

 

Publié par a-page à 09:43:46 dans humeurs | Commentaires (0) |

aujourd'hui vendredi 18 juillet 2008, si, si! | 18 juillet 2008

Il fallait y penser! C'est là que je suis fier d'être humain.

Les centrales nucléaires, maintenant tout le monde sait que c'est dangereux. Avant aussi, mais il fallait pas le dire pour pouvoir les construire et en être là où on en est aujourd'hui: dans un monde merveilleux comme d'hab' (et puis accessoirement de remplir les fouilles de quelques pontes milliardaires boulimiques tout à fait internables).

Après le 26 avril 1986, Tchernobyl de son état, le monde a changé. En france cela avait commencé avec le constat réaliste comme quoi les nuages radioactifs ne pouvait pas survoler la France (après mûres réflexions, je pense que la seule raison fût qu'il ne devaient pas avoir leurs papiers et donc qu'ils furent reconduits à la frontière) annoncé par des Journaux Télévisés qui n'ont jamais cessé de garder la même déontologie professionnelle à tous propos. Et aujourd'hui, je me lève gaillardement, sifflote guilleretement et PAF!

Il y a des fuites d'uranium à Tricastin! Bin merde alors, depuis quand? Comment on va faire pour réparer (quel naïf je fais quand même)? Nan, mais ça c'est pas important, ce qu'il faut savoir c'est que le directeur va être changé. Ouf! Ils auraient du faire ça à Tchernobyl: changer le directeur voire même lui tirer l'oreille devant tout le monde, lui faire les gros yeux (plus la peine de se forcer maintenant, ah ah ah, nan j'déconne!), panpan cucul. Les radiations et leurs conséqu... Oh n'a été un gros vilain le directeur pas gentil, oh lala lala laalaa. Ni va nêtre puni, au coin, les mains sur la tête... ouh lala lala laalaa... et on va mettre un gentil nouveau directeur à la place. Et le torse bombé par la fierté, le menton haut implacable, la larme contenue d'émotion d'avoir une fois de plus accompli son devoir sur fond de drapeau tricolore, le principe fantôme de cohérence sociale lâche l'urine à grands jets puissants dans une contrebasse habilement disposée non loin de là.

Que personne ne sorte, la farce n'est pas encore finie. On a changé le directeur. Et les colombes s'envolèrent dans le ciel radieux, les chants résonnèrent dans tous les cœurs, tous les pauvres gagnèrent au Loto, les centrales nucléaires passèrent d'un pourcentage de 99,99% de sûreté à 99,991%, le directeur avait perdu 10% de son salaire. 

Pendant ce temps, les viles radiations fourbes et retorses méprisées par ce monde merveilleux et heureux s'éteignirent d'elle-même dans l'oubli général. Au nom d'une paire de couilles et du simple d'esprit, je vous salue, mari, à peine.

Publié par a-page à 10:52:14 dans humeurs | Commentaires (0) |

ORETACHI NO SEKAI- This world of ours (2007) de Ryo Nakajima | 11 juin 2008

Un dépressif qui bizute un mou du genou, une manipulatrice suicidaire qui envenime les choses, un faible qui se laisse entraîner dans un viol collectif, un prof moraliste et sévère qui n'est rien d'autre qu'un sale pervers honteux et violent, des potes à la masse... La belle société en contexte et tous ces destins chaotiques qui se croisent dans la douleur sous toutes ses formes, physique, sexuelle et morale.

Bon bin voilà encore une preuve qu'on tourne en rond et que ça ne fait pas que des heureux. Trente années et quelques après Clockwork Orange, le constat n'est pas le même, c'est pire, ne serait-ce que par le temps qui passe et n'arrange rien. Le malaise de vivre dans un monde de merde, triste et prévisible à en pleurer, n'est pas pourri par les méchants mais par l'ensemble de ses acteurs sans vie avec ou sans cravate, avec ou sans sourire, avec ou sans principe. Laisser tomber ses espoirs et sa fierté pour arriver à exister dans ce monde qui est le notre est un tour de force. Etre désabusé avant d'avoir le statut d'adulte et le droit stupide d'aller voter est une sorte de malédiction à traîner dans un monde d'incohérences disproportionnées et pousse des sensibilités à ne plus savoir comment se détacher du contexte: à réagir en affolés. Les dirigeants de ces sociétés que sont les nôtres n'ont toujours pas capté un indice quant à l'étendue de leur médiocrité et de ce qui en découle, ce film va sans doute emmerder les instances officielles en place et générer tout un tas de levées de boucliers moralistes si ce n'est passer à la trappe de la censure ou du péril économique organisé.
En attendant, voilà encore un portrait cru et un peu cauchemardé de notre sale époque et de ses mœurs étouffantes.

Des acteurs adolescents bien plus solides que dans Battle Royale et moins crus que dans Kids, un malaise cousin: l'évocation de la réalité comme base et pas de goût pour l'édulcoré. Cette fiction colle à l'actualité et dérape avec réalisme tout en gardant un aspect théatral.
C'est un moment cinématographique intense, à ne pas rater, à plébisciter.

Publié par a-page à 12:47:24 dans tribulations pathétiques en terrain cinématographique meuble et autres oasis régénérants | Commentaires (2) |

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